Persil...

Publié le par LOLITA

Le bouquet de persil, c’est le Liban qui pointe son nez…
 

 

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En cuisine, un bon odorat est un atout primordial pour choisir ces matières premières…C’est lui qui nous guide vers les bons et les mauvais produits, mais qui peut aussi nous tromper. Je le vois comme une mémoire, ce qui est pour moi son plus grand rôle. Il est de l’ordre de la réminiscence, du souvenir et souvent le parfum des mets évoque des lieux, des gens ou des moments de notre vie.
 
C’est ce qu’il m’arrive lorsque je plonge mon nez dans un bouquet de persil frais, non sans avoir auparavant déchiré délicatement une feuille au délicat parfum. Cette herbe est vraiment extraordinaire : d’une part parce que l’on peut l’utiliser dans les préparations salées et sucrées (un délice avec des fraises..), mais aussi parce qu’elle a le mérite de nous faire voyager uniquement à l’odeur. Elle est pour moi une sorte de cousine du basilic. Quand je la sens, il me vient à l’évidence des envies de voyage, des envies de Liban...
 
Mon premier souvenir de persil est lié à la cuisine de ma mère, qui nous servait le poisson et les pommes de terre systématiquement parsemés de persil frisé finement haché au travers d’une vieille grille de métal rouillé. J’avoue, mais elle le sait déjà, que je n’aimais pas ça à l’époque car je n’aimais pas sa texture et je trouvais que cela dénaturait le goût du poisson. Je l’ai d’ailleurs souvent supplié de ne pas le mettre afin de me laisser retrouver la saveur authentique de la pomme de terre vapeur nature que j’aimais tant.
Mon second souvenir, c’est le persil plat que j’ai découvert très tardivement car nous n’en mangions pas à la maison. Il a fait son apparition quand j’ai commencé à cuisiner seule et à vouloir me tourner vers d’autres cuisines.         
 
Le problème du persil, c’est le frisé... vive le plat !
 
Mon choix a donc été d’évoquer et de mixer ces deux souvenirs en fabricant cette recette : le persil c’est à la fois la cuisine de mon enfance, mais aussi le souvenir de mes premières expériences culinaires.
A la maison, nous avions une recette de tarte à la moutarde fameuse, que nous mangions souvent en semaine le soir. Le dilemne étant : quelle quantité de moutarde doit-on étaler sur la pâte pour que la tarte ne pique pas de trop ? C’était un savant dosage, que quelques fois nous avons raté, mais qui, réussi, donnait à notre dîner un éclat particulier.
J’ai donc décidé de me réconcilier avec le persil en travaillant autour de cette recette maternelle.
 

  

Tarte à la moutarde de Meaux : variation autour de la tarte maternelle…
 

tarte-persil1.JPG Ingrédients

 
Pour une tarte de 4 personnes :
- Une pâte brisée
- Moutarde de Meaux
- Persil 'plat'
- Fromage type beaufort
- 2 tomates
 
1. Etaler la pâte brisée
 
2. Mettre sur la pâte, jusqu’aux bords trois cuillère à café de moutarde
 
3. Ciseler le persil dans un verre avec un ciseau : quatre coups devraient suffire, il faut que les feuilles soient presque entières.

 

4. Parsemer de lamelles de fromage à pâte cuite Beaufort, voire de comté. Il n’en faut pas beaucoup car c’est le goût du persil qui prédominera, le fromage n’est là que pour créer le liant entre ces morceaux.

5. Par dessus, ajouter des rondelles de tomate comme des feuilles.
 
6. Faire cuire à 180°C pendant 20 minutes.
 
Je l’ai mangé avec une soupe courgette/lentilles/poireaux mais je pense qu’elle serait bien mieux traitée avec une salade verte, ou alors comme un mezzé libanais en accompagnement des kebbé boulette.
 
 
 
 

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